Massy cultive son miel
Vendredi 4 juin, la Ville a organisé une visite en avant-première au cœur du jardin mellifère municipal. Dix ruches vont être progressivement installées dans cet espace de 2 000 m² situé aux abords du Parc Georges Brassens.
Initié par les services Espaces verts et Agenda 21, ce nouvel équipement a une vocation écologique et pédagogique. Il s’articule autour de deux symboles forts de l’environnement : la fleur, composant essentiel de la biodiversité, et l’abeille, insecte indispensable à la pollinisation.
Sensibiliser les habitants
Le lieu s’apparente à une prairie fleurie et boisée, où dix ruches seront disposées. Les abeilles bénéficieront ainsi d’un espace préservé qui comportera une grande diversité de plantes. Ce jardin comprendra également une partie à vocation pédagogique, dotée de panneaux et d’une signalétique qui permettront de sensibiliser les habitants et en particulier les enfants. Enfin, un point d’observation sera à la disposition du public.
Préserver les abeilles
Afin de veiller à la parfaite santé des colonies d’abeilles, la Ville a conventionné avec un apiculteur de la ville voisine de Verrières-le-Buisson. Celui-ci se rendra régulièrement sur place pour entretenir les ruches et récolter la production de miel. Il veillera également sur quatre autres ruches installées qui viennent d'être installées sur le toit végétalisé du centre technique municipal et dans les jardins familiaux.
Le mystère de la disparition des abeilles
Jeudi 20 mai, l’Espace Lino Ventura accueillait la projection du documentaire « La mystérieuse disparition des abeilles », suivie d’un débat avec le réalisateur Mark Daniels et la productrice Christine Le Goff.
La science reste impuissante
En 2009, 30 à 40 % des abeilles domestiques d’Europe ont disparu sans explication. Bien que les apiculteurs s’évertuent à reconstituer leurs cheptels en important de nouvelles reines, le problème s’aggrave chaque année. Si rien n’est fait, les scientifiques redoutent une extinction de l’espèce aux alentours de 2040.
« Quand nous avons commencé le tournage, j’étais convaincu que nous déboucherions sur une solution scientifique. Ma plus grande surprise fut de découvrir que la science ne peut rien et que l’unique solution est sociale », souligne Mark Daniels devant les participants de l’atelier Agenda 21. Scientifiques et apiculteurs pointent du doigt les dérives de l’agriculture intensive qui, en voulant produire toujours davantage, conduit à l’utilisation de produits nocifs pour les insectes.
Ne pas rester spectateurs
Responsables supposés : les néo-nicotinoïdes, des pesticides de nouvelle génération dont la mise en service coïncide avec la hausse de mortalité des abeilles. « Il faut une prise de conscience politique, interdire ces produits et trouver des systèmes qui concilient agriculture moderne et survie des abeilles », renchérit Christine Le Goff. À l’issue de cette projection, le public a spontanément pris la parole, visiblement ému par les images qui venaient d’être diffusées. Elisabeth Phlippoteau, Adjointe au Maire déléguée au Développement durable et à l’Environnement en témoigne : « Nous ne pouvons pas rester de simples spectateurs face à un tel désastre écologique mondial ».
Visionnez ce documentaire en location ou en achat VOD sur le site d'ARTE, en cliquant ici.
Massicois, vous sentez-vous concernés ?
Micro-trottoir réalisé à la sortie de la projection-débat du jeudi 20 mai.
Guislaine, quartier de Villaine
“Bien sûr, il faut se mobiliser. Je viens aux ateliers Agenda 21 dès que cela m’est possible et je suis inscrite à l’AMAP de Massy. Je fais partie de ces gens qui n’achètent pas de tomates en hiver.”
Monique, quartier de Narbonne
“C’est la projection-débat du 20 mai qui m’a ouvert l’esprit sur ce sujet préoccupant. J’ai maintenant envie d’approfondir le sujet !”
Jacques et Claudine, quartier Opéra
“Oui, mais la prise de conscience doit être collective. C’est pourquoi nous avons préféré venir débattre à Lino Ventura plutôt que de regarder ce documentaire seuls chez nous devant la télévision.” |